Islande, officiellement république d’Islande, pays insulaire de l’océan Atlantique Nord situé au-dessous du cercle polaire Arctique, à 287 km au sud-est du Groenland et à 798 km au nord-ouest de l’Écosse. L’Islande a une superficie de 103 000 km². Sa capitale est Reykjavík.


            LE PAYS ET SES RESSOURCES             

            Relief et hydrographie  
Le littoral islandais est extrêmement découpé, surtout à l’ouest et au nord. Sur la côte ouest, Faxaflói (la baie de Faxa) et Breidhafjördhur (le fjord Breidha) forment les entailles les plus profondes. Sur la côte nord-ouest, entre Breidhafjördhur et Húnaflói, se détache une péninsule aux contours irréguliers et bordée de falaises. Géologiquement jeune et d’origine volcanique, l’Islande est en partie constituée de plateaux de lave inhabitables, entrecoupés par des affleurements montagneux. Les plaines, situées principalement en bord de côte et surtout au sud et au sud-ouest, occupent environ 25 p. 100 de la superficie totale. C’est là qu’est regroupée la majorité de la population du pays, à Reykjavík et dans ses environs.


Les hautes terres atteignent 900 m d’altitude, l’Öraefajökull (2 119 m) étant le point culminant ; il domine le vaste inlandsis que constitue le Vatnajökull, l’un des nombreux glaciers, qui recouvrent 12 p. 100 du territoire. On trouve également un grand nombre de petits lacs et de torrents, alimentés par les eaux de fonte glaciaire.


L’Islande est posée sur l’une des plus grandes lignes de fracture de la croûte terrestre, la dorsale atlantique. Il s’agit donc d’un des endroits du monde les plus actifs sur le plan tectonique. Les séismes sont fréquents mais causent rarement de sérieux dommages. L’Islande compte plus de 200 volcans en activité, dont le Hekla, qui est entré en éruption à plusieurs reprises — notamment en 1766, 1947 et 1970 —, le Krafta et le Laki. Les vastes champs de lave produits par les volcans couvrent presque 10 p. 100 de la surface de l’Islande. Les nombreuses éruptions ont causé des dégâts considérables : en 1783, lors de la seule éruption connue du Laki, 9 000 personnes ont trouvé la mort et plus de 80 p. 100 du bétail de l’île ont été anéantis ; en 1996, l’éruption du Bardarbunga a provoqué la fonte du Vatnajökull, dont les eaux se sont accumulées pour former un lac sous-glaciaire avant de constituer une gigantesque vague charriant des gravats et des blocs de glace pouvant atteindre 1 000 tonnes, détruisant sur son passage la seule route reliant les régions de l’Est à la capitale.


Les sources thermales sont nombreuses en Islande, et particulièrement dans les régions volcaniques, où elles se manifestent sous la forme de geysers ou de lacs d’eau boueuse et bouillante. La plupart des bâtiments de Reykjavík sont chauffés par de l’eau acheminée depuis les sources chaudes.

 

            Climat  
Malgré sa latitude et la proximité du cercle polaire, l’Islande bénéficie d’un climat relativement doux grâce aux influences océaniques, notamment celle du courant atlantique nord, qui prolonge le Gulf Stream. La température moyenne annuelle à Reykjavík est d’environ 5 °C, de - 0,6 °C en janvier à 11,1 °C en juillet. Dans les régions côtières du Nord-Ouest, du Nord et de l’Est, sujettes aux effets des courants polaires et des amoncellements de neige, les températures sont généralement plus basses. Les vents, ainsi que d’épais brouillards, sont fréquents, surtout en hiver. Les précipitations annuelles varient entre 1 270 et 2 030 mm sur la côte sud et seulement 510 mm sur la côte nord.

                        Flore et faune  
La végétation de l’Islande est de type arctique européen. L’herbe et la bruyère abondent sur la côte sud et offrent des pâturages aux moutons. Malgré les programmes de reboisement lancés dans les années soixante, la forêt couvre moins de 2 p. 100 de la superficie. Les myrtilles sont les rares fruits à pousser dans l’île. Le renne a été introduit de Norvège vers 1770, tandis que les rongeurs (souris, rats) ont été amenés par les bateaux en provenance du continent. On ne trouve ni reptiles ni batraciens mais près de 75 espèces d’oiseaux nichent sur l’île. Les colonies de canards du lac Mývatn, dans le Nord, sont les plus nombreuses et les plus variées du monde. Des baleines et des phoques vivent au large des côtes ainsi que des bancs de morues, de flétans et de harengs. Les rivières d’eau douce et les lacs abritent des saumons et des truites.

 

POPULATION ET SOCIÉTÉ  

            Démographie  
Extrêmement homogène, la population islandaise est essentiellement d’origine nordique et celtique. Durant les années quarante s’est produit un exode rural massif en direction des villes et villages de la côte. 92 p. 100 des Islandais vivent aujourd’hui en milieu urbain. L’Islande compte plus de 271 000 habitants, soit une densité de 2,6 habitants au km2. L’indice de fécondité est moyen (2,2 enfants par femme en 1997). Le taux de mortalité infantile est le plus bas du monde, et le pays peut s’enorgueillir d’une des espérances de vie les plus élevées (en 1998, elle était de 76,8 ans pour les hommes et de 81 ans pour les femmes).

            Division administrative et principales villes  

Le pays est divisé en 8 régions, qui possèdent chacune leur propre centre administratif. Reykyavik est à la fois la capitale, le principal port et le centre commercial, industriel et culturel. Les autres villes importantes sont Akureyri (15 048 habitants), principal centre de pêche et d’industrie de la côte nord, Kópavogur (19 800 habitants) et Keflavík (7 637 habitants), toutes deux situées sur la côte sud-ouest, près de Reykjavík.

            Langue et religion  
Près de 93 p. 100 des Islandais sont de confession luthérienne, mais la plupart ne sont pas pratiquants, croyants parfois davantage à la puissance des esprits et au surnaturel. La langue officielle est l’islandais, plus proche de l’ancien nordique parlé par les premiers Vikings que des autres langues scandinaves. Nombreux sont également ceux qui parlent une langue étrangère, surtout le danois et l’anglais. Le taux d’alphabétisation avoisine 100 p. 100. Voir aussi Islandais ; Islandaise, littérature.

            Éducation

 L’éducation est gratuite jusqu’à l’université et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans. Environ le quart des étudiants de troisième cycle effectuent leurs études à l’étranger. L’université d’Islande (fondée en 1911), située à Reykjavík, est la seule à dispenser un enseignement dans toutes les disciplines. La capitale possède également plusieurs établissements d’enseignement spécialisé  (technique, agricole et musical).

            Institutions et vie politique

 L’Islande est gouvernée selon la Constitution entrée en vigueur lors de l’accession du pays à l’indépendance complète, le 17 juin 1944. Elle ne possède pas de forces armées, sinon 130 garde-côtes, mais elle est membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

À la tête de l’État se trouve un président élu tous les quatre ans au suffrage universel par les citoyens âgés de plus de dix-huit ans. Le pouvoir exécutif est exercé par un cabinet de ministres, dirigé par un Premier ministre, responsable devant le Parlement.

Le corps législatif islandais est l’Althing (63 membres), qui se réunit presque sans interruption depuis sa création en 930. Une seconde Chambre a été instituée en 1991.

La plus haute juridiction islandaise est la Cour suprême, composée d’un président et de sept assesseurs, nommés par le président.

Les partis traditionnels islandais, constitués avant 1930, sont le parti de l’Indépendance (centre droit), le parti du Progrès et le Parti social-démocrate, tous deux plutôt proches du centre gauche. Un peu plus à gauche sur l’échiquier politique figure l’Alliance du peuple, fondée en 1956. En 1983, une liste des femmes a été constituée.

                        ÉCONOMIE  
Depuis plusieurs années, l’Islande a connu une forte prospérité économique et son PIB s’est accru en 1997 de 4,5 p. 100 et de 5,2 p. 100 en 1998, tandis que le taux de chômage était en diminution (2,1 p. 100 en 1998 contre 4,3 p. 100 en 1996). Cette croissance est due essentiellement à d’importants investissements étrangers dans les aciers spéciaux et l’aluminium tandis que la situation de la pêche s’est dégradée, en raison de la diminution des réserves, notamment de morues et de harengs dans ses eaux côtières. L’entreprise privée est un des fondements de l’économie islandaise mais le gouvernement exerce un contrôle très étroit sur certains secteurs clés de l’économie, notamment le secteur bancaire et l’énergie. L’énergie hydroélectrique de l’Islande et son potentiel géothermal sont considérables et leur exploitation est encore en cours d’industrialisation. En 1970, l’Islande a adhéré à l’Association européenne de libre-échange et, en 1993, à l’Espace économique européen.

            Agriculture  
L’agriculture emploie aujourd’hui 5 p. 100 de la population active, contre 36 p. 100 en 1930. Les terres cultivées occupent moins de 1 p. 100 de la surface disponible ; les principales cultures sont les navets et les pommes de terre. Depuis 1945, les serres chauffées par l’énergie géothermale se sont considérablement développées : au début des années quatre-vingt-dix, 14 500 ha étaient affectés à la production de fleurs et de légumes sous serre. Environ 1/5 des terres est utilisé pour le pâturage et l’élevage du bétail. L’Islande produit de très grandes quantités de laine, d’œufs, de moutons et d’agneaux.

La pêche est l’activité économique la plus importante du pays, comptant pour plus de 79 p. 100 des recettes d’exportation et employant environ 12 p. 100 de la population active. L’Islande est un des premiers producteurs de morue et de capelan, qui constituent les 2/3 des prises, le reste comprenant des crustacés, des harengs, des rougets et des colins. En 1992, le total des prises avoisinait les 160 millions de tonnes. Les villes côtières sont dotées d’usines de transformation des produits de la pêche. Sous la pression internationale, l’Islande a cessé toute chasse à la baleine en 1989.

            Mines et industries

  L’Islande renferme quelques ressources minérales prisées (perlite, pierre ponce et diatomite, cette dernière étant obtenue en raffinant les terres du fond du lac Mývatn), dont l’exploitation rentable est difficile.

En dehors de la pêche, les activités traditionnelles sont peu concentrées et se consacrent au marché intérieur. Toutefois, dans les années soixante, des sociétés étrangères, attirées par le faible coût des ressources énergétiques islandaises, ont implanté des usines destinées à la production et à l’exportation de diatomite et d’aluminium (à partir de bauxite importée).

Le potentiel énergétique de l’Islande est considérable. On estime que seulement 1/10 de l’énergie hydroélectrique des rivières et 1/20 de l’énergie géothermale ont été exploités. Près de 93,3 p. 100 de l’énergie électrique consommée par l’Islande sont produits par des installations hydroélectriques. La production annuelle en 1997 avoisinait les 5,5 milliards de kWh. L’eau chaude des sources sert au chauffage intérieur, à la culture sous serre et à certaines industries.

            Échanges

 L’unité monétaire de l’Islande est la couronne islandaise, valant 100 aurar. En 1981, le gouvernement a introduit une nouvelle couronne, valant 100 anciennes couronnes. Ce réajustement a été motivé par la lutte contre l’inflation qui a sévi de la fin des années soixante-dix jusqu’au début des années quatre-vingt-dix et a été suivi de plusieurs dévaluations. Dans une optique de libéralisation économique, le gouvernement a beaucoup réduit, depuis le milieu des années quatre-vingt, les contrôles qu’il exerçait précédemment sur les activités bancaires et financières. Mais il possède encore deux des trois principales banques commerciales.

Le montant annuel des importations islandaises est généralement supérieur à celui des exportations. En 1996, les importations annuelles représentaient environ 2,03 milliard de dollars (2 milliards de dollars en 1997), tandis que les exportations rapportaient 1,90 milliard de dollars (1,85 milliard de dollars en 1997). Les principales importations sont constituées de pétrole raffiné, de machines, d’équipements de transport, de textiles et de vêtements, de produits chimiques et alimentaires. Le poisson et les produits dérivés constituent 80 p. 100 des exportations et les métaux non ferreux, environ 9 p. 100. Les principaux partenaires commerciaux de l’Islande sont le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, la France, la Norvège, l’Italie et le Japon.

L’Islande compte environ 12 691 km de routes, essentiellement situées à proximité des côtes. Seuls 2 682 km sont goudronnés, dont les 1 400 km de l’Hringvegur (« l’Anneau »), qui forme un cercle tout autour de l’île. L’Islande ne possède ni chemin de fer ni voies navigables mais plusieurs ports, dont Arkanes, Keflavík, Reykjavík et Siglufjördhur. La compagnie aérienne nationale, Icelandair, assure les vols nationaux et internationaux.

5 quotidiens sont publiés à Reykjavík et à Akureyri, totalisant un tirage de 145 000 exemplaires. Le gouvernement gère le téléphone et le télégraphe. En 1986, l’État a renoncé à son monopole sur la radio et la télévision et, depuis 1993, huit radios et une chaîne de télévision privées sont opérationnelles.

            HISTOIRE  

            Les origines de la nation islandaise

  On dit que les Norvégiens Ingólfur Arnarson et sa femme Hallveig Fródadóttir ont été les premiers habitants de l’Islande. En 874, ils fondent Reykjavík, l’actuelle capitale. D’autres Norvégiens et des Celtes suivent, et, en 930, les Islandais créent une Assemblée nationale, l’Althing, le plus vieux Parlement du monde. Malgré l’absence de gouvernement central ou de monarchie établie, l’Althing promulguait les lois et servait de tribunal.

L’État islandais a su se maintenir ainsi pendant plus de trois cents ans. Le pays dispose à cette époque de vastes pâturages et de grandes réserves de poissons, de phoques et de volailles. Les marchands islandais opèrent en Scandinavie, en Europe continentale et dans les îles anglaises. La culture islandaise peut se développer, notamment à travers une riche littérature médiévale. À la fin du Xe siècle, les Islandais colonisent le Groenland et, en l’an mil, l’explorateur islandais Leif Eriksson atteint l’Amérique du Nord (le Vinland), mais les tentatives d’implantation restent sans lendemain.

            L’autorité danoise

  En 1262, en partie pour mettre fin aux luttes entre chefs locaux, l’Islande déclare allégeance à la Couronne norvégienne, mais reste relativement autonome. Toutefois, cette période est marquée par une grande décadence et une misère considérable. En 1380, l’Islande et la Norvège s’unissent à la Couronne danoise. De 1402 à 1404, une épidémie de peste noire décime les 2/3 de la population islandaise.

Craignant la concurrence islandaise, notamment dans le secteur de la pêche, le Danemark tente d’isoler l’île économiquement et la contraint à réduire ses échanges avec les îles britanniques et les États germaniques. En 1602, le Danemark instaure finalement un monopole commercial avec l’Islande, qui perd ainsi toute autonomie économique.

En 1530, les Danois introduisent le luthéranisme dans l’île, mais la Réforme rencontre une farouche résistance qui ne prend fin qu’avec l’exécution sans procès de l’évêque catholique Jón Arason en 1550, tandis que l’Église luthérienne est instituée religion officielle. Bien que l’Islande soit encore luthérienne de nos jours, Arason demeure un héros national.

Au XVIIIe siècle, une épidémie de variole (1707-1709) décime près du tiers de la population, et le pays est dévasté par l’éruption du volcan Laki en 1783.

            La marche vers l’indépendance

 Le XIXe siècle est une période de restauration nationale, inaugurée en 1787 par un assouplissement des lois commerciales. En 1843, l’Althing est restauré et, en 1874, une nouvelle constitution est promulguée, instaurant un contrôle partiel de l’Althing sur les finances publiques. Le combat pour l’indépendance se fait plus virulent. En 1904, l’Islande obtient l’autonomie interne et, en 1918, elle accède finalement à l’indépendance, le roi de Danemark conservant son titre de roi d’Islande. Enfin, au début de 1944, 97,3 p. 100 des votants se prononcent, par référendum, en faveur de la séparation totale avec le Danemark et, le 17 juin de la même année, est proclamée la République islandaise.

            L’affirmation de l’indépendance  
L’Islande demeure cependant occupée par une puissance étrangère. En 1941, les États-Unis et l’Angleterre ont en effet poussé l’Islande à demander la protection américaine pour relayer les troupes anglaises, présentes depuis 1940 sur le territoire. Mais contrairement à leurs engagements, les États-Unis ne retirent pas leurs forces à la fin de la guerre. Qui plus est, le gouvernement américain exige la présence de bases militaires permanentes dans le pays, mais sans succès. Un compromis est trouvé en 1946, autorisant un contrôle américain de l’aéroport de Keflavík pendant six ans et demi. Mais en 1949, l’Islande devient membre fondateur de l’OTAN et, en 1951, les États-Unis obtiennent l’autorisation de l’Islande de stationner des troupes sur son territoire, dans le cadre de cette organisation. Cette présence américaine, ininterrompue depuis 1941, a été un grand sujet de division pour plus d’une génération d’Islandais. En 1985, l’Althing vote une résolution unanime qui bannit l’entrée d’armes nucléaires en Islande.


Un autre conflit, économique celui-ci, a opposé l’Islande au Royaume-Uni. Le souci de protéger ses réserves de poissons et ses emplois a en effet conduit le pays à étendre la limite de ses eaux territoriales de 4 à 12 miles nautiques (de 7 à 22 km) en 1964 et à 50 miles nautiques (93 km) en 1972. Le gouvernement britannique a répondu à cette extension en envoyant ses navires de guerre pour protéger ses chalutiers dans les eaux sujettes à litige. Les deux parties s’entendent cependant en 1973 sur un compromis provisoire sur les limites de pêche mais, un mois avant la date d’expiration de l’accord, en octobre 1975, l’Islande étend sa frontière maritime à 200 miles nautiques (370 km). L’année suivante, les deux États rompent leurs relations diplomatiques. De nouvelles négociations convainquent le Royaume-Uni d’accepter cette limite et de retirer ses chalutiers en décembre 1976.

Depuis 1918, la plupart des gouvernements qui ont dirigé l’Islande ont été des gouvernements de coalition. Depuis 1991, une coalition est au pouvoir, regroupant le Parti social-démocrate et le parti de l’Indépendance (centre droit), dirigé par David Oddson qui a été nommé Premier ministre.

            L’Islande depuis 1980

 Première femme élue à la tête d’un État constitutionnel, Vigdís Finnbogadóttir a présidé aux destinées de l’Islande à partir de 1980. Jouissant d’une très grande popularité, elle fut réélue en 1984, 1988 et 1992. Elle ne se représenta pas à l’élection de juin 1996 et c’est Olafur Ragnar Grimsson, ministre des Finances entre 1988 et 1991, qui lui succéda à la tête de l’État. En autorisant, en décembre 1998, l’accès exclusif du fichier médical de tous les habitants de l’île à une société privée américaine spécialisée en recherches génétiques, le Parlement a provoqué une importante polémique. Aidée par de bons résultats économiques, la coalition gouvernementale de David Oddsson (conservateurs-centristes) a obtenu plus de 40 p. 100 des suffrages et 27 sièges, lors des élections législatives du 8 mai 1999, devançant de près de 14 points l’Alliance, coalition électorale de socialistes, féministes et sociaux-démocrates.

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